Savoir-faire et subsistance
Parmi ces métiers traditionnels, on trouve les leveurs de chêne, les cueilleurs de produits forestiers, les distilleurs de plantes aromatiques, les artisans qui maîtrisent l’art du rotin, et bien sûr, les pêcheurs en eau douce qui complètent leur subsistance des richesses aquatiques locales.
Le lac de Beni Mtir
Le lac artificiel de Beni Mtir, véritable perle au cœur de ce territoire, se distingue par son abondance en poissons d'eau douce. Lors d'une expérimentation audacieuse, le mulet, une espèce habituellement adaptée aux eaux saumâtres ou salées, a été introduit dans ces eaux calmes. Contre toute attente, ce poisson s'est parfaitement acclimaté, offrant aujourd'hui de magnifiques spécimens.
Une pratique communautaire
L'activité de pêche sur le lac est minutieuse et demande une organisation précise. Avec des profondeurs atteignant parfois 17 mètres, le lac exige une certaine maîtrise technique. La pêche demeure néanmoins régulée et empreinte d’une grande sobriété : ici, aucune transaction marchande ne vient troubler l’équilibre. Il s'agit d'une pratique communautaire destinée à aider les familles dans le besoin.
Outre le mulet désormais acclimaté, on trouve également des espèces locales telles que le barbeau, le sandre, la perche, la carpe ou encore le brochet qui peuplent ses profondeurs paisibles. Cette biodiversité souligne l’importance de préserver cet écosystème unique, véritable trésor pour les habitants et témoignage vivant de la symbiose entre homme et nature.